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Fiche métier

Conducteur de machine de conditionnement

Homme devant cuve usine

En quelques lignes

IL MET LES PRODUITS LAITIERS FRAIS EN POT, DANS LES MEILLEURES CONDITIONS D’HYGIENE ET DE QUALITE.

Sans faute sur toute la ligne

Comment les crèmes dessert et les yaourts rejoignent-ils le pot qui leur est destiné, protégé par un opercule et habillé de la bonne étiquette ? Grâce au conducteur de machine de conditionnement.
Son défi quotidien : assurer aux produits laitiers frais un parcours sans faute de la cuve au pot, dans les meilleures conditions d’hygiène et de qualité.

Chaque jour, le conducteur ajuste ses matrices par rapport au programme demandé, vérifie l’état de la machine avant de démarrer : il lance le nettoyage de sa ligne, contrôle les réglages, dose les quantités (impossible de faire rentrer 125 centilitres dans un pot de 100 centilitres !) et vérifie l’approvisionnement : pas question de manquer de colle ou d’opercules au dernier moment ! Il reste à s’assurer que l’emballage et les étiquettes correspondent bien au produit, puis à tester la chaîne « à vide », avant de donner le top départ.

Tous les sens en alerte
Une fois la machine lancée, pas question de relâcher sa vigilance. Au contraire ! Les capteurs d’incident détectent tout… sauf quand ils tombent en panne ! Un œil sur le remplissage, l’autre sur la mise en place des étiquettes, le conducteur supervise la bonne marche des opérations.
Il vérifie que les pots sont bien positionnés et se remplissent correctement, que les opercules se placent comme prévu et que l’estampille de la date est lisible et centrée.
Un pot qui déraille, des étiquettes qui « bourrent » dans leur distributeur : en cas de panne ou de casse, il faut être réactif, établir un premier diagnostic et selon le cas, intervenir directement ou alerter l’équipe de maintenance. Car la machine a ses limites et c’est alors au pilote d’avoir un esprit vif et d’adopter les bons gestes pour éviter l’incident.

S’initier à de nouvelles techniques
Les conducteurs travaillent en binôme, chacun en bout de ligne, ce qui permet d’alterner chaque jour les postes. De plus, en fonction de la taille de son unité de production et de l’évolution des machines, le conducteur peut changer de ligne. Il peut ainsi passer d’une ligne de conditionnement de yaourt en pot de verre à celle de mise en pot de plastique « thermoformé ». Chaque machine ayant sa propre spécificité, à charge pour le conducteur de reconfigurer son carnet de bord.

Témoignage

Homme chaine embouteillage lait
Conducteur de machines de conditionnement

Lieu : Nord

Depuis : 1976

Q. Quel sont les atouts d’un bon conducteur de machine ?
R. Il doit être autonome, et avoir à la fois de la rigueur et de la délicatesse, car il manipule des produits fragiles. La sécurité est primordiale : s’il y a de la casse, la ligne s’arrête, on dépote et on jette. On préfère évacuer une palette plutôt que de faire prendre le moindre risque au consommateur.

Q. Qu’est-ce qui vous plait le plus ?
R. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer ! C’est un travail varié qui apporte son lot d’imprévus et de situations nouvelles à régler. Il faut savoir réagir vite. Heureusement, en cas de doute ou d’oubli, les procédures sont écrites pour nous rafraîchir la mémoire !

Q. Et question évolution ?
R. Nous évoluons grâce aux machines qui ne cessent de se moderniser. Je suis passée de petites machines manuelles à des grosses machines automatiques. C’est très motivant et ça fait progresser notre savoir-faire.

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