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Fiche métier

Conducteur de ligne de conditionnement de lait

Homme usine cuve

En quelques lignes

Il supervise le conditionnement du lait en briques selon la technologie Tetra Pack ©

Aux petits soins

Dans l’usine, plusieurs machines sont alimentées en lait stérilisé UHT par un réseau de tuyauterie et transforment en quelques instants de gros rouleaux de papier en briques de lait.

Au pied des machines, un pilote veille :
• il s’occupe du bon fonctionnement de sa machine,
• il contrôle la qualité de la production,
• il vérifie le marquage de la date,
• il examine la forme de la brique (si elle est bien rectangulaire) et si elle ne présente pas de fuite.
En parallèle, il note scrupuleusement, sur sa feuille de suivi, les changements de rouleaux, le type de papier, la nature du lait, les prélèvements pour le laboratoire, etc.

Une précision d’horloger

La machine est en grande partie automatisée et extrait notamment, toutes les trois minutes, une brique pour les analyses. Mais c’est au conducteur de régler l’automate pour que la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale), imprimée sur les briques, soit toujours juste.

Une des interventions les plus délicates est le changement de rouleau, qui prend environ 15 minutes à un pilote expérimenté :
• il réalise une soudure entre la fin de l’ancien rouleau et le début du nouveau,
• il envoie une instruction à la machine afin qu’elle éjecte les quatre premières briques, pour s’assurer qu’aucun emballage ne porte de couture disgracieuse, qui pourrait représenter un risque qualité,
• il prélève une brique dans la chaîne pour vérifier que le nouveau papier est correctement façonné.

Vigilance et solidarité

Très attentif, il maintient une surveillance de tous les instants. Son expérience et sa connaissance de la machine lui permettent de déceler le moindre dysfonctionnement et de réagir, en effectuant les réglages adéquats. Le défaut est plus grave ? Il appelle la maintenance : la production ne doit pas s’arrêter trop longtemps car tous les ateliers sont tributaires les uns des autres. La solidarité est donc de mise et le pilote est régulièrement appelé à quitter sa machine pour prêter main-forte aux autres postes.

Témoignage

Homme usine fabrication Kiri
Conducteur de ligne de conditionnement de lait

Lieu : Centre de la France

Depuis : 1989

Q. Quelles doivent être les qualités d’un conducteur de ligne ?
R. Il doit avoir de bons yeux et de bonnes oreilles car il faut être attentif en permanence. Et puis, l’esprit d’équipe est essentiel. D’abord, on tourne toute l’année en 3/8 avec les mêmes collègues, alors on a plutôt intérêt à savoir travailler ensemble. Ensuite, comme chaque poste dépend de celui qui est avant lui dans la chaîne, tout le monde doit aller au même rythme : les coups de main sont souvent les bienvenus !

Q. Comment êtes-vous devenu conducteur de ligne ?
R. A la laiterie, je suis passé par tous les postes d’opérateur : à l’emballage, au palettiseur… et finalement, je suis arrivé à la « Tetra ». L’entreprise assure une formation en interne. Pendant un mois, le nouveau travaille en binôme avec un pilote titulaire. Moi c’était il y a plus de 10 ans et je ne connais encore pas toutes les ficelles ! Chacun a ses petites astuces pour remédier aux incidents, pour intervenir plus rapidement, pour se faciliter le travail. On apprend tous les jours au contact des autres.

Q. Quelle est votre grande satisfaction ?
R. Dans les grandes surfaces, je ne peux pas m’empêcher d’aller faire un tour au rayon lait. Je regarde les inscriptions, le code emballeur, sur les briques et je peux savoir si elles sortent de ma machine. J’ai de la famille en Alsace, et à Strasbourg j’ai trouvé des briques de lait venant d’ici. Ma belle-sœur vit à Aigues-Mortes et il y en a là-bas aussi. C’est amusant de voir le résultat de son travail aux quatre coins de la France !

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